Le volume est au maximum, tout de suite on est emporté. Pourtant on ne sait pas, on ne se souvient plus. La musique on la connaît, plus, on l'a vécue, mais où, quand ? Les souvenirs semblent refairent surface mais ce n'est qu'une illusion. On ne comprend pas, ce son semble si familier, comme si nous l'avions écouté chaque jour dans un passé plus ou moins lointain. Nous en aurions réécrit chaque note.
La musique est douloureuse. Pourtant on ne l'éteind pas, on préfère croire que l'on va retrouver la mémoire avant la fin de la chanson. On se demande si l'évènement oublié est important, peut être représente-t-il notre vie ou un simple sourire. Alors on espère que ce n'est qu'une impression, que finallement on n'a rien oublié du tout. Mais la musique est ancrée en nous et chaque note ravive la blessure de ce souvenir oublié. On se demande même si nous n'aurions pas nous même voulu oublier, si le souvenir était la perte d'une personne aimée. Cet oubli nous protègerait alors de la souffrance. Alors on se résout à éteindre, on essaye de ne plus y penser mais le trouble reste, l'inconfort de savoir un manque dont on ne sait rien, une existence dont on semble avoir oublié le sens.
Ah ces rédactions de français ...